Lundi 11 janvier 2010 1 11 /01 /Jan /2010 00:28
- Publié dans : Sturm und Drang und so weiter

Un matin frais et brumeux

Sur un quai le long d’une gare

Je l’attendais fébrilement

 

Lorsqu’elle apparut au loin

Emergeant de la brume

Je sus que c’était elle

 

Comme dans un rêve

 

Nous nous reconnûmes

Elle m’emmena dans un parc

Nous nous assîmes sur un banc

 

Au milieu des feuilles mortes

Sans dire le moindre mot

Le temps semblait avoir gelé

 

Comme dans un rêve

 

Perdu au milieu de nulle part

Je succombai presque aussitôt

La main glissée dans ses cheveux

 

Elle m’offrit un sourire magnifique

Mon cœur fut soulevé jusqu'aux yeux

Dès lors je ne pensais plus à rien

 

Comme dans un rêve

 

Je me penchai vers elle

Elle vint à ma rencontre

Nos lèvres se croisèrent

 

Irrésistiblement happé contre elle

Les doigts noyés dans sa chevelure

Le paysage disparut peu à peu

 

Comme dans un rêve

 

Puis nous partîmes nous promener

Son bras glissait le long du mien

Jusqu’à s’en défaire complètement

 

Je voulus m’agripper à elle, en vain

Je ne pus parvenir à l’atteindre

Mes mains passaient à travers

 

Comme dans un rêve

 

Sans jamais pouvoir la toucher

Lentement, elle se mit à disparaître

A l’instar de la brume se dissipant

 

Ne restaient que volutes de fumée

S’évaporant au soleil de midi

Me laissant seul et désemparé

 

Comme au sortir d’un rêve

 

L’odeur de sa peau fraîche

Ses yeux rieurs face aux miens

Sa voix suave chantant "je t’aime"

 

J’y resonge sans cesse

Hanté par ces souvenirs

Ephémère paradis perdu

 

Ai-je donc rêvé ?

Par Mackensen
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